La Charité du Christ

 

Le carême approche à grands pas, et avec lui son lot de petites pénitences, et de résolutions à prendre afin de toujours essayer d’imiter mieux notre unique modèle, Jésus.

Cette année, je vous propose une résolution de communauté : imiter le Christ dans sa Charité Fraternelle. Ce qu’il y a de bien avec la Charité, c’est que c’est la seule vertu qui n’a pas de limites : « la mesure de l’Amour, c’est d’aimer sans mesure », disait Saint Augustin. Le Christ nous a montré cette démesure lorsqu’il s’est donné, pour nous, sur la Croix. Mais il ne faut pas se mentir : nous avons parfois tendance à limiter notre Charité, à ne l’exercer que sur les personnes que, déjà naturellement, nous connaissons et aimons…

C’est pourquoi une communauté comme celle de Saint-Martin de Bréthencourt est un excellent terrain d’entrainement, pour nous exercer à la Charité. Si notre communauté grandit, elle reste encore à taille humaine, familiale : un lieu parfait pour développer, et faire grandir la Charité que Dieu a déposé dans nos cœurs.

Et pour que cette résolution ne reste pas complètement abstraite, voici deux idées (il y en a d’autres !!) pour, concrètement, exercer la charité fraternelle au sein de notre paroisse :

D’abord en priant les uns pour les autres. C’est la plus belle des charités. Aimer quelqu’un, c’est vouloir son bien : et quel bien plus beau peut-on souhaiter à une personne, que son Salut éternel ? Nous avons le devoir de prier les uns pour les autres, surtout dans une paroisse. A Saint-Martin, depuis des années, existe une chaîne invisible de prière : tous les jeudis, à la même heure, seul ou en famille, chacun d’arrête et récite le chapelet, en entier ou en partie, pour la communauté. Que le carême qui approche soit l’occasion de voir grandir cette chaîne spirituelle ! Pour cela, et pour recevoir les intentions, vous pouvez vous inscrire, auprès de l’abbé de Massia ou de Mme de Froberville.

Et puis l’autre idée, plus « matérielle » peut-être mais tout aussi importante, ce sont les efforts de bienveillance que nous pouvons faire entre nous, par exemple sur le parvis de l’Eglise. Il serait si beau qu’à la fin du carême, tout le monde ait dit au moins bonjour et échangé quelques mots avec les familles de la communauté que l’on connaît moins ! C’est un petit effort, parfait pour un temps de Carême, qui, je vous l’assure, plaira au Bon Dieu (et au chapelain 🙂 ), et fera descendre des pluies de grâce sur vous et sur notre communauté.

Je vous souhaite une très belle entrée en Carême, sous le signe de la Charité,

 

Abbé Jean de Massia, FSSP