« Ne nous lassons point de faire le Bien »

 

Certains ont déjà retrouvés les bancs de l’école, repris le chemin du travail et le rythme des activités quotidiennes… Partout un sentiment d’effervescence, de réveil après un repos qui je l’espère a été réparateur et ressourçant. C’est la rentrée, le moment des résolutions, des bonnes intentions, des projets pour l’année. Pour notre âme, il s’agira surtout de continuer les efforts commencés, de reprendre les bonnes habitudes de prière et de charité : et de les continuer avec générosité et courage.

 

Car l’homme en général et les français en particulier sont très forts pour les belles promesses, les beaux projets, les élans enthousiastes, les grands désirs ! Mais dès qu’il s’agit de tenir sur la durée, de continuer la course, c’est bien plus compliqué. Et devant nos chutes, nos faiblesses, nos difficultés à faire le bien, devant le chemin qu’il nous reste à parcourir et les obstacles qui s’annoncent, il peut nous arriver d’avoir envie de baisser les bras. Nous voudrions être des sprinters : que nos vies changent et que la sainteté naisse rapidement, par un seul effort, difficile certes, mais surtout pas trop long. On aimerait changer rapidement, voir immédiatement nos progrès, et surtout apercevoir rapidement le terme, le but. Mais le Don Dieu ne nous demande pas d’être des sprinters : il nous demande d’être des endurants. La Course au Ciel est une course d’endurance, qui peut s’avérer longue, durant laquelle il faut prendre  le bon rythme, faire attention à nos réserves, et surtout garder le moral. Alors, en ce début d’année, au départ de la course, demandons à Dieu cette vertu qui si souvent nous manque et qui pourtant est indispensable : la persévérance, afin de continuer, malgré les possibles obstacles, à avancer, à courir, à faire le bien sans nous lasser et changer ainsi petit à petit notre âme au rythme que Dieu voudra ; la persévérance qui se base sur l’espérance et la certitude que le Bon Dieu nous aime, nous assiste dans cette course, nous donne les forces nécessaires et nous attend sur la ligne d’arrivée, avec une récompense qui nous comblera, puisque cette récompense ne sera pas autre chose que Lui-Même.

Abbé Jean de Massia, FSSP